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Histoire



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Les mouvements de la mer se sont manifestés également dans la baie de la Hougue et, au XVIIème siècle, VAUBAN y fait allusion en notant qu’une partie de l’île Tatihou, bien que séparée de l’île s’est eschapée aux rongéries de la mer. L’intérieur des terres, entre Saint-Vaast et Réville, était d’ailleurs protégé par un ensemble de digues dites des Salines, avant que ne soit construit, au XVIIIème siècle, une importante digue de pierre le long du littoral : la Longue Rive. De même, à Barfleur, une digue édifiée au XVIIIème siècle longe la Grande Grève jusqu’au Nord de l’église, pour contenir les assauts de la mer.

Saint-Vaast-la-Hougue, contrairement au port de Barfleur, est resté un havre modeste pendant la souveraineté normande comme, plus tard, sous le Moyen Age français. Fief de l’Abbaye de Fécamp, la paroisse médiévale a eu pour saint patron l’apôtre des Flandres, Saint Vaast, profondément révéré à Fécamp.


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Très rapidement, la position géo-stratégique de la baie de Saint-Vaast, abritée des vents dominants et houles d’Ouest, apparaît d’ailleurs plus comme une contrainte qu’un atout : les débarquements anglais s’y succèdent alors que la baie n’est pas fortifiée. Le plus important est sans doute celui d’EDOUARD III d’Angleterre, en 1346, dont l’armée ravage le Val de Saire avant d’aller vaincre les Français à Crécy, Auparavant, le fils d’Edouard III, le futur Prince Noir, a été adoubé chevalier à l’église voisine de Quettehou.


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Un autre débarquement a causé également la ruine de nombreuses paroisses du Val de Saire, soixante ans plus tard. Le 27 juin 1405, les Anglais débarquent une fois encore à la Hogue de Saint-Vaast et, selon Dom LENOIR, ardident, pillèrent et gastèrent plusieurs villes et paroisses, donnant lieu, en 1407, à l’octroi d’un secours de 1000 livres, accordé par le Roi aux paroisses sinistrées.

La crainte des invasions anglaises est d’ailleurs restée en permanence dans l’esprit de la population jusqu’au siècle dernier.

La Défense des côtes au XVIIème et XVIIIème siècles


La création d’une ligne fortifiée le long des côtes n’a été ébauchée qu’à la fin du XVIIème siècle : pendant la Ligue d’Augsbourg (1688-1697), des batteries et les premières redoutes côtières, petits ouvrages carrés, à l’origine en terre, sont établies de Barfleur jusqu’à la baie des Veys. Des retranchements sommaires existent à la Hougue et sur l’île de Tahitou.


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En 1692, douze vaisseaux de l’amiral de TOURVILLE sont brûlés par la flotte anglaise, dans la baie de la Hougue, après une bataille au large de Barfleur dont les Français étaient sortis victorieux. Aussi, en 1964, l’ingénieur du Roi, Benjamin de COMBES, collaborateur de VAUBAN qui avait, lui-même, attiré à plusieurs reprises l’attention du Roi, à la suite de ses inspections du Cotentin, sur la nécessité de fortifier de façon plus significative la baie de la Hougue, entreprend la construction des tours de la Hougue et Tahitou. De COMBES propose également de créer un "port royal", c’est-à-dire un port de guerre, à la Hougue.


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Mais rien n’est fait jusqu’à ce qu’en 1777 le choix se porte, après de longues controverses, sur la rade de Cherbourg, au détriment de la Hougue, pour mettre à exécution le projet d’un port militaire, capable d’abriter la flotte française en Manche. La réalisation demandera au total, plus de 70 ans !

Au XVIIIème siècle, on multiplie les forts côtiers, pour aboutir à une véritable défense linéaire des côtes de la Manche, alors qu’auparavant seuls quelques ports et la côte Est du Cotentin étaient fortifiés. Des ouvrages sont édifiés à Réthoville et Cosqueville, pendant la guerre de Sept Ans. La protection du port de Barfleur est complétée, en 1798, par une seconde batterie, dite de la Sambrière. Par contre les îles Saint-Marcouf qui, par leur position commandent la baie de la Hougue et, de façon plus générale, la navigation de Cherbourg au Havre, ne sont pas fortifiées. Les Anglais les occuperont en 1975, gênant considérablement la navigation et interceptant, de temps autre, les bâtiments des pêcheurs de Saint-Vaast. Pour la seule année 1800, les registres de l’Inscription maritime font état de 12 matelots, de la commune de Saint-Vaast, pris en mer par les Anglais, alors qu’ils étaient en pêche.

Les îles ne seront rendues à la France qu’en 1802 et Napoléon s’empressa de les fortifier, de même il fera établir un fort au Cap Lévi et une batterie à Inglemare pour renforcer encore la protection des côtes.




©Office de tourisme Saint-Vaast Réville / Montsarrac-Informatique
Le Phare de Gatteville
L'Ile Tatihou, l'Eglise de la Pernelle, Le Château de Réville