Voir et Visiter

Les lieux-dits de Saint-Vaast la Hougue



  • La Hougue
  • La Porte aux dames
  • Le Croc
  • Les Dics à Flot
  • La Bécue
  • L'Ile Tatihou
  • Le Run
  • Le Bel
  • Le Trava ou Trava Crochu
  • Le Tot
  • Le Pierrepont
  • Le Pont des Bernes
  • Les Mares
  • Le Marais Lidan
  • Le Carvallon
  • Le Cul de Loup


  • Cliquer pour agrandir

    La Hougue



    Cliquer pour agrandir

    Contrairement à ce que l’on pense quelquefois, ce terme ne désigne pas le fort, mais la presqu’île sur le sommet de laquelle s’élève le Fort de la Hougue (ou la Tour de la Hougue). Le mot hougue vient de l’ancien scandinave Haug qui désignait une hauteur peu élevée. Les hauteurs servant souvent d’amers aux navigateurs, on ne s’étonnera pas de trouver ce terme surtout à proximité des côtes. Ainsi son emploi est-il particulièrement fréquent dans le Nord du Cotentin, où il est devenu un nom de lieu, et à Jersey et Guernesey, où il est resté un nom commun. On le rencontre également sous les formes Hogue , forme ancienne, et Heugue , forme anglo-scandinave, connue dans le nord du Val de Saire et dans la Hague. Il en existe plusieurs dérivés, tels que le Houguet à Réville, la Houguette à Gatteville, la Houguette dans le Calvados.



    La Porte aux dames



    Cliquer pour agrandir

    Cette appellation, qui ne figure sur aucune carte, mais qui est bien connue des habitués du “Tour de la Hougue“, est certainement due à une déformation relativement récente d’une appelation précédente : “Le Port aux Dames“. En effet, depuis le Moyen Age jusqu’au milieu du XIXème siècle, le port de l’ensemble Quettehou-St-Vaast, était le port de la Hougue. A l’emplacement de l’actuel port de Saint-Vaast, il n’existait qu’un rivage où de petits bateaux pouvaient échouer à marée basse en évitant les rochers. Les travaux du port n’ont été commencés qu’en 1829 pour se terminer en 1865. Par contre le port de la Hougue, sans constructions importantes, mais creusé par la nature elle-même à l’ouest de la presqu’île de la Hougue, pouvait recevoir des bateaux de fort tonnage : jusqu’à 100 tonneaux. C’est le seul port qui figure sur l’important Plan de la Rade de la Hougue , dressé en 1833 par Beautemps-Beaupré. Or les revenus de ce port appartenaient autrefois aux Dames de Caen, c’est-à-dire aux religieuses de l’Abbaye aux Dames de cette ville. En effet, en 1102, Guillaume Le Conquérant avait fait à cette abbaye la donation de la Baronnie de Quettehou, donation qui comprenait également les droits du port de la Hougue. Lorsque ce “Port aux Dames“ s’est trouvé désaffecté au siècle dernier, son nom est tombé en désuétude. Il a été cependant conservé localement pour désigner la portion du “Tour de la Hougue“ qui constituait naguère le rivage de ce port. Quant au remplacement du mot du mot port par porte , il a sans doute été favorisé par la présence d’une porte dans un ouvrage défensif qui avance vers la mer au milieu de ce rivage. Cette remotivation populaire a pu donner lieu à des explications fantaisistes de l’actuelle appellation.



    Le Crau ou Croc


    Malgré la graphie Crau présentée par la plupart des cartes modernes, c’est Croc qu’il est naturel d’écrire. En effet, ce minuscule massif sableux et arbusif qui forme une presqu’île à marée haute et même une île par grandes marées évoque, avec sa “route du Croc“, la forme d’un crochet emmanché, cet instrument avec lequel on va “rocailler“, on va “à la basse iau“ dans les rochers afin d’y “déhouler“ (= dénicher) des “clopoings“ (= tourteaux) et des homards. Cet instrument porte localement le nom de “croc“. La forme de cet instrument apparaît nettement sur un Plan su fort de la Hougue dressé en 1727 (Archives de la Manche).
    En 1912, Charles de Gaulle, de passage à Saint-Vaast, a fait un croquis du Croc à marée basse, croquis sur lequel on remarque la présence d’une sorte d’habitation.



    Les Dics à Flot


    Jusqu’au début du XXème siècle, on a nommé ainsi un système de défense contre l’envahissement de la mer, envahissement qui est continu depuis des centaines d’années. Il s’agissait d’un talus de terre qui s’étendait à la limite du rivage situé au sud de l’agglomération Saint-Vaastaise, depuis la Route de la Hougue jusqu’à l’extrémité de la Rue d’Isamberville, soit sur environ 600 mètres. On distingue fort bien cet ouvrage sur le Plan de la rade de la Hougue de 1833. C’est à cause de cela que le quartier qui était ainsi protégé était appelé “les Dics à Flot“, nom qui apparaît sur un certain nombre de textes notariaux. Cette appellation est d’origine doublement scandinave. En effet, l’ancien scandinave diki désignait une levée de terre, un talus. C’est bien le sens qu’a ici le mot dic comme un kilomètre et demi plus à l’ouest où nous trouvons, sur la commune de Quettehou, le Moulin du Dic. On trouvera également dans le nord du Cotentin le Hague-Dike ou talus de la Hague, et, plus au sud, le Haut Dic à Carentan, sur les bords du canal, et le Haut Dy à Créances, le long du havre de Lessay. Quant au terme flot , il est issu de l’ancien scandinave floth , ‘marée‘ et il s’emploie couramment pour désigner la marée montante et le courant qu’elle provoque (par opposition au jusant). Les dics à flot étaient donc des défenses contre le courant de la marée montante, comme, à la limite de Saint-Vaast et de Réville, sous le Pont de Saire, les “portes à flot“ empêchent la marée de pénétrer dans la rivière.
    Ces talus ont été peu à peu rongés par la mer. Il y a une centaine d’années, la partie Ouest a été remplacée par des murs, mais la partie Est n’a été refaite qu’il y a une dizaine d’années sous la forme d’une nouvelle levée de terre qui surplombe le terrain de camping d’environ deux mètres. Ainsi les anciens “ dics à flot “ ont-ils été reconstitués.



    La BETCHUE ou Bécue


    Il s’agit d’un rocher qui se dresse au milieu d’un petit massif rocheux situé au pied de la grande jetée, du côté du large, derrière la Chapelle des Marins. Le sommet de ce rocher n’est pour ainsi dire jamais recouvert par l’eau, quel que soit le coefficient de la marée. C’est ce qui en fait la célébrité. Les anciennes cartes d’Etat Major au 1/20 000 le signalent sous le nom de la Béchue , ce qui est une mauvaise francisation du patois Bétchue. En patois, en effet, le mot bétchu , dont l’équivalent en français régional est bécu , est d’abord un adjectif dérivé de bec qui sert à caractériser un animal (le plus souvent veau ou mouton) ou une personne dont l’une des machoires est proéminente, un peu comme un bec. Chez les animaux, c’est plutôt la machoire inférieure qui avance plus que la supérieure; chez les humains, c’est le contraire. Le Bétchue est donc une “ roque“ (= roche) dont le sommet, vu sous un certain angle, s’avance latéralement comme pourrait le faire la lèvre supérieure d’une femme qui aurait perdu toutes ces dents du bas et qu’on surnommerait alors “ la bétchue “.
    Tout au nord de la Hague, à environ 500 m du rivage de Saint-Germain-des-Vaux, il existe un rocher appelé “ la Bétchue“.



    L'Ile Tatihou



    Cliquer pour agrandir

    Tatihou appartient à la catégorie des toponymes qui reposent sur l’ancien scandinave holm ‘île‘, devenu en position finale -hou. Cette terminaison évoque soit une véritable île, ou plus exactement un îlot, soit un site entouré en partie par de l’eau. Comme l’îlot Saint-Vaastais, cinq îlots de l’archipel anglo-normand répondent à la première définition : Burhou, Lihou, Jéthou, Brécqhou, et les Ecréhou. Mais, tout près de Saint-Vaast, Quettehou répond à la seconde, entouré qu’il est de trois côtés par la mer et par les ruisseaux du Vaupreux et du Godey.
    Dans le département de la Manche, on citera également les cas de Néhou, de Tribehou et du Cap Lihou à Granville. Comme pour Quettehou et Néhou, le premier élément de notre toponyme composé est un nom de personne également scandinave : Dadhi. Tatihou signifie donc ‘l’ilot de Dadhi‘.



    Le Run



    Cliquer pour agrandir

    Ce terme désigne à le fois la chaussée qui relie, à marée basse, l’île Tatihou au rivage de Saint-Vaast et, à marée haute, le courant qui se forme au même endroit. Il continue l’ancien scandinave run ‘courant entre deuxmers‘. Effectivement la chaussée comme le courant se sont formés parce que, quand la mer monte, elle encercle l’île par le nord et par le sud de deux bras qui se rejoignent entre l’île et la terre.
    Il existe également à Fermanville un lieu-dit marin “le Run“ dans l’est de l’Anse de la Mondrée.



    Le Bel


    Le “bel“ est une petite place rectangulaire entourée de maisons, qui se trouve entre la route de Saint-Vaast à Réville et l’extrémité de la Rue des Champs. On donne parfois ce nom au quartier avoisinant la place. Ce lieu-dit repose sur l’ancien scandinave boeli ‘habitation‘. En Normandie, le mot désigne soit une cour fermée de murs, soit un emplacement entouré de bâtiments.
    Il y a à Montfarville un hameau dit “ le Haut Bel“.



    Le Trava ou Trava Crochu


    Il s’agit de la digue qui s’étend le long de la “Longue Rive“, c’est-à-dire le long du rivage qui va de l’extrémité du port de Saint-Vaast jusqu’au Pont de Saire à la limite de Réville. Cette digue a été construite entre 1728 et 1732, pour remplacer un “banc sec“, c’est-à-dire une levée de terre (cf. les dics à flots vus ci-dessus) qui devait empêcher la mer de recouvrir, à chaque grande marée, les terrains et les salines situés entre le rivage et La Pernelle. Ce talus avait en effet été détruit en plusieurs endroits par des tempêtes. Le mot trava n’est autre que la forme patoise correspondant au français travail.
    Aux XVIIe et XVIIIe siècles, dans le langage des Ponts et Chaussées comme dans celui des fortifications, on appelait “ travail “ un “ banc sec “ en terre ou une digue en pierres, destinés soit à la défense d’une place forte, soit à la protection contre les envahissements de la mer. Il fut donc décidé de construire un “ travail “ en maçonnerie de 2.706 m de longueur.
    Comme cette digue forme un coude au niveau de l’actuelle gendarmerie, on lui a donné le nom populaire de “ trava crochu “.



    Le Tot


    Le mot tot est sans doute le toponyme d’origine scandinave le plus répandu en Normandie. Il est issu du nom topt qui avait le sens de ‘village‘ ou de ‘ferme‘. En fait, quand il a été adopté par nos ancêtres, ceux-ci lui on donné le sens qu’avait à cette époque le mot latin villa ‘domaine rural‘. On trouve aujourd’hui ce tot soit à la finale d’un nom de commune (Yvetot, Quettetot, Le Vrétot dans le nord de la Manche) ou d’un lieu-dit (Maltot et Quartot à Réville), soit comme nom de hameau, ce qui est le cas le plus fréquent dans le Val de Saire : le Tot à Saint-Vaast et à Réville, le Tot de Haut et le Tot de Bas à Fermanville.



    Le Pierrepont


    Ce nom de lieu, connu ailleurs (il y a une commune appelée le Pierrepont dans le Cotentin et une autre dans le Bessin), fait référence à un pont en pierre. Il remonte généralement à l’époque où, la plupart des ponts étant construits en bois, un pont en pierre était un objet remarquable qui pouvait servir à se repérer ou à caractériser une agglomération. Celui du hameau du Pierrepont, qui permettait de traverser un ruisseau minuscule qui coule encore entre la limite de Quettehou et la Corderie de la Route de Réville, consistait sans doute en une simple pierre.



    Le Pont des Bernes


    Ce pont marque, sur la route de St-Vaast à Quettehou (Départementale n°1), la limite de ces deux communes. C’était naguèrele lieu habituel de rencontre (et de bagarres) des jeunes de ces communes. Le mot berne est employé dans l’ensemble de la Normandie pour désigner le bas-côté d’une route : on marche sur la berne pour ne pas se faire écraser. Mais en fait ce mot est une déformation du français berne qui a d’abord le sens de ‘petit chemin le long d’un cours d’eau‘. Les “ bernes “ dont il s’agit ici sont donc les deux rives du ruisseau qui sépare Saint-Vaast de Quettehou, ruisseau parfois appelé “ la Bonde “.



    Les Mares


    Quand on quitte l'agglomération Saint-Vaastaise proprement dite pour se diriger vers Quettehou par la Départementale n°1, on croise un chemin qui mène à droite vers le cimetière et à gauche vers la mer, vers le Cul de Loup. Or, les plaques de rues des deux portions de cette voie ne portent pas exactement la même intitulé : d'un côté on mit "Chasse des Mares" et de l'autre "Chasse Desmares". Or il ne s'agit pas de rappeler le souvenir d'une famille Saint-Vaastaise, mais celui d'un ancien lieu-dit "Les Mares", qui n'était d'ailleurs que l'extrémité de toute portion du territoire de la commune occupée autrefois par des marais. Le mot mare doit en effet être compris dans le sens qu'il avait lorsqu'il est passé, au Xème ou au Xième siècle, de la langue des Vikings à celle des habitants du Cotentin, avant d'être également adopté par le français général. L'ancien scandinave mar avait en effet à la fois le sens de 'mer' et celui de 'marais' qu'avait également moer. Aussi, en toponymie normande, une "mare" est-elle souvent un marais.



    Le Marais Lidan


    Ces marais s'étendaient jadis, et encore en partie aujourd'hui, de part et d'autre de la Départementale n°1 jusqu'à la limite de Quettehou et même au-delà. Au nord, ils se terminent par le "Marais Lidan". La seconde partie de cette appellation repose sur deux mots d'ancien scandinave dont le deuxième est damm 'étang'. Le sens de premier élément n'est pas assuré. Il pourrait s'agir du mot leith, 'chemin', d'où alors le sens de 'l'étang du chemin, l'étang sur le chemin'. Certes il n'existe plus d'étang à cet endroit; mais le terrain a pu changer depuis tant de siècles. Quant au chemin, ce pourrait être une très ancienne voie menant de Saint-Vaast à Quettehou.



    Le Carvallon


    Situé dans la partie sud de la zone marécageuse, à la sortie de Saint-Vaast, entre la route de Quettehou et le Cul de Loup, ce lieu-dit doit sans doute son nom au ruisseau qui coule derrière les bâtiments de la ferme de Carvallon. Ce ruisseau, qui n'est d'ailleurs, du moins aujourd'hui, qu'un bras d'un cours d'eau voisin, est le dernier élément d'un ensemble de quatre cours d'eau qui se dirigent d'un mouvement parallèle vers la mer, à très peu de distance les uns des autres. Le premier est la Vaupreux, rivière qui descend des hauteurs de Quettehou et qui alimentait naguère le Moulin du Dic. Le second est un ruisseau appelé par certains riverains "le No", qui suit la route départementale n°1E2 (dite "Chasse du Bourg" à Quettehou). Le troisième est un cours d'eau qui sépare les territoires de Saint-Vaast et de Quettehou, qui passe au Pont des Bernes et qui se jette au niveau de l'ancien abattoir municipal devenu entreprise ostréicole. Certains l'appellent " la Bonde ". Le quatrième semble ne pas avoir de nom spécifique; à moins de remonter à l'époque ou, pour compter le rang, on utilisait en français, non pas les adjectifs deuxième, troisième, quatrième et cinquième, mais les adjectifs traditionnels hérités du latin second, tiers (cf " le Tiers Etat " et " le Tiers Monde "), quart (cf " le Quart Livre de Rabelais " et " le Quart Monde ") et quint (cf " Charles Quint "). Vraisemblablement le quatrième cours d'eau était présenté comme " la quart vallon ", ce dernier terme pouvant autrefois désigner le lit creusé par un petit cours d'eau. Autrement dit, le " quart vallon " était le quatrième ruisseau coulant sur cette portion réduite de la côte. Lorsque les deux termes n'ont plus été compris dans leur sens ancien, la graphie du mot a changé et est devenue "Carvallon ".



    Le Cul de Loup



    Cliquer pour agrandir

    Cette appellation, patoise ou francisée, s'applique à l'anse qui s'étend au sud de Saint-Vaast, entre la Route de la Hougue et le Rivage de Morsalines. Sa forme patoise n'apparaît sur aucun document, ce qui est normal puisque le patois est essentiellement un langage oral.
    Sa forme francisée, qui n'apparaît sur les cartes qu'à une date relativement récente, ne rend pas du tout compte de son origine ni de sa signification. En effet, le mot repose sans doute sur deux termes scandinaves, keyta et laut, dont le premier signifiait 'marais' et le second 'creux', 'petit valon'; d'où, le composé que l'on peut reconstituer ainsi : keytalaut 'le petit vallon dans le marais' ou 'le cours d'eau en terrain humide'. Au cours des siècles, le terme scandinave, adopté et transformé par les populations locales, a dû devenir tchutelou , puis tchudlou. Le mot n'étant plus compris, on a cru y voir la prononciation patoise des deux mots français cul et loup, réunis par la préposition de. Mais de quel cours d'eau s'agit-il ? Sans doute de celui qui, il y a mille ans, à l'époque où les Vikings ont visité nos côtes, devait être formé de la réunion des quatre ruisseaux auxquels il a été référencé à propos du Carvallon. En effet, la mer ayant considérablement rongé la terre en ces endroits, le rivage a reculé de plusieurs centaines de mètres. Une carte d'Etat-Major datant de la première moitié de notre siècle montre encore les cours ruisseaux qui se continuaient dans le sable à marée basse avant de se rejoindre. Aujourd'hui, il est plus difficile de suivre ces cours, l'implantation des tables à huîtres ayant modifié la nature et l'aspect du sol. On peut donc supposer que le "keytalaut" scandinave primitif, et donc le premier "tchudlou", était situé sur une ligne qui, partant de l'aboutissement à la mer de l'actuelle route départementale n°1 E2 ou Chasse du Bourg, rejoindrait la tour de la Hougue, et cela à environ un tiers de la distance à partir du rivage de Quettehou. Là devait se jeter à la mer un cours d'eau dont la principale ramification était sans doute celle qui avait sa source à la Chouetterie, sur le territoire de Quettehou, et qui, aujourd'hui et depuis 1933, alimente en eau la commune de Saint-Vaast.




    ©Office de tourisme Saint-Vaast Réville / Montsarrac-Informatique
    Le Phare de Gatteville
    L'Ile Tatihou, l'Eglise de la Pernelle, Le Château de Réville