 | Environ 80 unités de pêche, de 5 à 18,50 mètres, embarquent 300 marins-pêcheurs induisant à terre un minimum de 500 emplois permanents.
Saint Vaast la Hougue, port à flot, à vocation pêche artisanale et navigation de plaisance dispose de :
- 40 bateaux d'une longueur inférieure à 12 mètres, - 12 bateaux compris entre 12 et 16 mètres, - 5 bateaux de plus de 16 mètres (*)
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Saint-Vaast la Hougue forme avec Barfleur la première entité portuaire de Normandie pour la pêche aux arts dormants, pêcherie sélective fondée sur l'emploi de la corde, des lignes, des filets et des casiers, et c'est ensuite à un niveau un peu moindre, celui des arts traînants avec le chalut et la drague.
La Palangre, métier rude, c'est tout l'art de la pêche en Val de Saire tourné vers l'exploitation rationnelle de la mer.
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Elle s'appuie sur les mannes de 1100 mètres de cordre avec 300 hameçons chacune.
Sur la corde classique, l'avançon de plus d'une brasse écarte l'hameçon qui se retrouve en action de pêche tous les 4 à 5 mètres.
l'appât, la boëtte, dont une importante quantité est péc^ée sur place, se compose notemment du lançon (l'équille) , du dragonnet (cat pourri ,raôlet) et de l'encornet.
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Les espèces capturées (hâ, congre, chien, roussette, raie, morue, sole, plie) sont d'une qualité remarquable.
En plus des ventes directes, la plus grande partie de la production débarquée dans le Val de Saire est mise sur le marché par des contrats de gré à gré entre les patrons-pêcheurs et les maréyeurs. Le maréyage se met de son côté aux normes européennes du conditionnement, de l'expédition et de la commercialisation des produits de la mer.
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les marchés du Valde Saire sont l'Italie, l'Espagne et pratiquement toute la France en raison de la qualité du poisson et de son bon conditionnement à bord des navires et aussi dans les entreprises du mareyage local.
L'innovation technologiqueest perceptible dans l'organisation rationnelle des pêcheries spécifiques moules, coquilles Saint-Jacques et nouvelles ressources) ainsi que dans la conception des navires et des engine de capture, enfin dans les aides à la navigation (électronique de bord).
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L'exploitation rationnelle des ressources de la mer a commencé dans l'Est-Cotentin en 1978 avec la création du comité local des Pêches Maritimes regroupant les pécheurs des ports et stations maritimes de Cosqueville à Ravenoville dans l'objectif de gestion des gisement naturels de moules et des zônes de pêche côtière à crustacés, et notemment de homards.
La pêcherie de moules, 5 000 tonnes actuellement est localisée sur les gisement de Barfleur (nord, Centre et Sud) du Moulard, de Réville et de Ravenoville.
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Par le concours permanent d'une biologiste des pêches soutenue par l'Institut Français de Recherche pour l'exploitation de la Mer (IFREMER) et par l'Université de Caen (Laboratoire de Zoologie et d'algologie), des campagnes en mer sont organisées régulièrement avec des navires océanographiques et aussi avec plusieurs bateaux de professionnels concernés.
Une cartographie précise des zones exploitables est ainsi établie, complétée par l’évaluation de paramètres importants à déterminer, et notamment la fixation du naissain (les juvéniles), les indices d’abondance et du recrutement des superficies exploitables en vue d’une pêche organisée évitant la destruction et le gaspillage de la ressource.
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Un quota de pêche de 600 kg par homme embarqué avec un maximum de 3 tonnes par navire a été mis en oeuvre par la profession, aidée par deux gardes-jurés.
Cette assistance scientifique porte également sur les coquilles Saint-Jacques, les seiches et la recherche de nouvelles ressources exploitables en Ouest baie de Seine et en particulier sur les petits bivalves (spisules ou vénus, palourdes rose, amandes de mer). |
Placée maintenant sous l’égide d’IFREMER, en vue d’une meilleure connaissance et du suivi des ressources de la mer, cette assistance ne rappelle-t-elle pas la présence au début du siècle sur l’île de Tatihou, du Laboratoire Martime du Muséum d’Histoire Naturelle ! Tradition et innovation se retrouvent aussi sur les nouveaux navires en plastique ou en aluminium, également sous la forme d’un catamaran polyvalent de pêche côtière.
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La corde n’est pas non plus absente de progrès évidents avec de nouveaux navires en bois (chantier naval Bernard, entreprise mécanique Massieu de Saint-Vaast-la-Hougue et chantier naval Bellot de Port-en-Bessin) aptes pour la palangre mécanisée ou automatique (les lignes sont stockées sur des rails, un hameçon sur un court avançon , tous les 1,20 à 1,60 m, les opérations de boettage , de mise à l’eau et de halage ont lieu en continu).
L’ordinateur de bord prend place maintenant dans les navires de pêche au large et se comporte notamment comme une table traçante des plus moderne et des plus simple.
(*) Chiffres datant de 1991, ©Le Val de Saire en Cotentin / Manche Tourisme. Texte de Jean-Noël Renan
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